Estampes
Découvrez une sélection d'estampes
Les objets
Estampes
Jeanne d’Albret (1528-1572)
Après 1579
On connaît de nombreux portraits de ce personnage essentiel de l’histoire du XVIe siècle et son effigie a été abondamment diffusée par l’estampe. Cette belle gravure au burin est exécutée quelques années seulement après sa disparition par un graveur flamand, selon un modèle antérieur : la reine de Navarre y apparaît, le visage creusé et digne, drapée dans son habit et ses voiles de veuve – son époux Antoine de Bourbon est mort en 1562. Elle est assise à sa table de travail, dans une chambre à coucher dont on distingue les tentures du lit à l’arrière-plan. Fille unique de Marguerite d’Angoulême et d’Henri d’Albret, roi de Navarre, Jeanne d’Albret monte sur le trône de Navarre en 1555. À sa mort en 1572, c’est son fils Henri (futur Henri IV de France et de Navarre) qui lui succédera. La lettre en latin au bas du portrait fait référence à sa double qualité de reine et de mère : Jeanne d’Albret, reine de Navarre, mère d’Henri de Bourbon à présent roi de Navarre.
Estampes
Louis XIII (1601-1643)
1610
Fièrement campé sur son cheval richement caparaçonné, Louis XIII pose en véritable monarque, malgré son jeune âge, sur cette estampe due au talentueux graveur Jacques de Fornazeris. On est en 1610. Henri IV, son père, vient d’être assassiné et le jeune Louis XIII n’a que neuf ans à son accession au trône. Cette gravure, destinée à diffuser son image à travers l’Europe, montre l’enfant-roi tenant d’une main ferme les rênes de sa monture et de l’autre le sceptre fleurdelisé, symbole de son pouvoir. Dans l’angle supérieur droit, les armes de France et de Navarre sont réunies sous une même couronne et le L de Louis, entouré de branches de lauriers semble annoncer les victoires futures du petit roi. Ce message est explicité par la lettre de la gravure, dans le cartouche inférieur : De ce Roy l’on a p(e)u imiter le visage/Icy par le burin et ailleurs au pinceau/Mais luy mesme peindra les traicts de son courage/Et tout cet univers en sera le tableau.
Estampes
Château d'Henry IV à Pau
1836
Au XIXe siècle, nombreux sont les artistes qui font le voyage aux Pyrénées, parfois pour le bénéfice des stations thermales, surtout pour le plaisir de croquer sur le vif paysages impressionnants, personnages ou monuments pittoresques. Parmi les motifs qui rencontrent un vrai succès, le château de Pau tient une place certaine. Son implantation qui le confronte à la chaîne pyrénéenne, la vue que l'on peut admirer depuis "la sublime terrasse", la nostalgie aussi qui s'attache au lieu de la naissance d'Henri IV sont autant de raisons pour faire de ce monument l'un des sujets de prédilection des dessinateurs, vite relayés par les graveurs. Grâce à la récente technique de la lithographie, les vues du château de Pau se multiplient et se diffusent à travers albums et recueils. Le cabinet d'arts graphiques du château de Pau conserve un grand nombre de ces planches gravées qui témoignent de l'engouement des dessinateurs pour le monument et par là même de son évolution architecturale au cours du XIXe siècle. L'ensemble de ces estampes peut être consulté sur le site Pireneas. Frédérick Dandiran, dessinateur et graveur, est bien connu pour ses lithographies pyrénéennes, qu'il publia en grande partie en collaboration avec un autre artiste, Frédérick Mialhe (1810-1881). Datée de 1836, cette estampe montre les façades Est et Nord du château de Pau, avant les transformations radicales du XIXe siècle. Dandiran était grand amateur de pittoresque ; le ravin du Hédas, ses maisons typiques, la silhouette quelque peu désordonnée du vieux château d'Henri IV n'en manquent pas.
Estampes
Vue générale prise du pont du Gave
Publié chez Auguste Bassy à Pau Vers 1850
Au XIXe siècle, nombreux sont les artistes qui font le voyage aux Pyrénées, parfois pour le bénéfice des stations thermales, surtout pour le plaisir de croquer sur le vif paysages impressionnants, personnages ou monuments pittoresques. Parmi les motifs qui rencontrent un vrai succès, le château de Pau tient une place particulière. Son implantation qui le confronte à la chaîne pyrénéenne ; la vue que l'on peut admirer depuis "la sublime terrasse" ; la nostalgie aussi pour le lieu de naissance d'Henri IV ; autant de raisons pour faire de ce monument un des sujets de prédilection des dessinateurs, vite relayés par les graveurs. Grâce à la récente technique de la lithographie, les vues du château de Pau se multiplient et se diffusent à travers albums et recueils. Le cabinet d'arts graphiques du château de Pau conserve un grand nombre de ces planches gravées qui témoignent aussi de l'évolution architecturale du monument au XIXe siècle. L'ensemble peut être consulté sur le site Pireneas. Aquarelliste, élève du peintre Siméon Fort, Victor Petit produisit de très nombreuses lithographies des Pyrénées, à Bagnères-de-Bigorre chez l'éditeur Dulon ou à Pau, chez Auguste Bassy. C'est cet éditeur qui publia cette lithographie qui montre le château de Pau depuis le côté Sud, de l'autre côté du pont qui relie les deux rives du Gave. Le monument, dont les travaux de la Monarchie de Juillet ont harmonisé et simplifié la silhouette, surplombe tel un géant débonnaire le large Gave que traverse toute une petite foule affairée en costumes typiques.