Procession de la Ligue

Procession de la Ligue

Procession de la Ligue

La collection de peintures
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Matière et technique: 
Huile sur toile
Origine et date: 
France - 1er quart du XVIIe siècle
Artiste(s): 
1552
Blois
1599
Paris

Dimensions :

0.55 m
0.98 m

Le Musée national du château de Pau a acquis en 2012 une peinture du début du XVIIe siècle. Elle est présentée dans le parcours de visite du musée, dans une salle de peintures XVIe-XVIIe siècles située au 2ème étage du monument, le cabinet Bourbon.

La scène représente l’une des dernières processions organisées à Paris, le 4 février 1593, par la Ligue, union des catholiques les plus intransigeants. La Sainte Ligue qui s'était formée au plus fort des guerres de religion, n'avait jamais accepté l’accession au trône de France d’un protestant, Henri IV. Elle le combatti avec acharnement, comme elle avait combattu son prédécesseur, Henri III, accusé d’une trop grande tolérance religieuse et qui avait fait assassiner l’un de ses chefs, le duc de Guise. Dans Paris, ville capitale qui se refusait obstinément à son nouveau roi, les spectaculaires processions de religieux en armes étaient donc un moyen de faire régner la terreur sur la population et de montrer la détermination des ultra-catholiques.

La représentation de ces processions armées émane, quant à elle, des milieux hostiles à cette Ligue parisienne et ressort d'une habile propagande royaliste. Popularisé par les poètes de la Satyre Ménippée (1593), ce thème nourrit ainsi toute une famille de peintures dont la paternité est initialement attribuée à François Bunel (vers 1552-vers 1599), artiste fidèle à Henri de Navarre dès ses commencements politiques.

On connaît plusieurs versions peintes de cette scène, dont les principales se trouvent aux musées de Rouen (collection Baderou), Bourges, Valenciennes, au château de Versailles ou encore à Bâle. Parmi cet ensemble, l'œuvre récemment acquise par le Musée national du château de Pau se signale par sa qualité soignée, le maniement judicieux des couleurs, des affinités vivantes avec l'inspiration théâtrale.

Cette acquisition récente apporte ainsi un double témoignage, historique sur une époque cruciale dans l'histoire de France, artistique, sur certaines tendances de la peinture autour de 1600.