Pendule Henri IV et Sully

Pendule Henri IV et Sully

Pendule Henri IV et Sully

Céramiques et autres objets d'art
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Matière et technique: 
Bronze doré, émail et marbre blanc
Origine et date: 
France, deuxième moitié du XVIIIe siècle
Artiste(s): 

Dimensions :

H. 45 cm
39,5 cm
18,8 cm

Le Musée national du château de Pau conserve une importante collection d’une vingtaine de pendules dites « à la Henri IV ». A partir du XVIIIe siècle et surtout dans les premières années du XIXe, la popularité de ce héros de l’histoire de France contribua à diffuser son image jusque dans les arts décoratifs. L’engouement pour ces pendules à thème henricien fut tel qu’on en fit même une chanson. A la fin de chaque couplet, les deux derniers vers égrènent, tel un carillon, les différentes vertus du premier Bourbon ! « L’heure d’amour va sonner/A la pendule d’Henri Quatre. » « La gloire ne peut retarder/A la pendule d’Henri IV ». Et de fait, les thèmes illustrés sur ces objets reflètent bien des aspects de la légende d’Henri IV : roi vaillant, galant, magnanime, proche de son peuple, à la destinée tragique...

Sur cette pendule datant du règne de Louis XVI, le motif central - Henri IV et Sully - est directement inspiré d’un groupe en terre de Lorraine créé en 1769 par Paul-Louis Cyfflé à Lunéville, œuvre promise à une grande postérité. Cyfflé, lui-même, avait tiré son inspiration d’une œuvre du chansonnier Charles Collé, La partie de Chasse de Henri IV. Cette pièce de théâtre connut une extraordinaire vogue à la fin du XVIIIe siècle et à la Restauration. Elle exaltait la magnanimité du roi et inspira durablement artistes et artisans.

Cette pendule, montrant le roi relevant son fidèle ministre, illustre avec beaucoup de grâce l'un des refrains de la chanson « L’heure du pardon doit sonner/A la pendule d’Henri IV ».


Objet actuellement en réserve.
Cette pendule sera présentée de février à décembre 2015 dans le nouveau parcours des collections du musée-château de Nérac (Lot-et-Garonne) : La saga des Albret.