Catherine de Médicis

Catherine de Médicis

Catherine de Médicis

La collection de peintures
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Matière et technique: 
Huile sur panneau de chêne
Origine et date: 
France, fin du XVIe siècle
Artiste(s): 
vers 1505
Tours
1572
Paris

Dimensions :

0, 245 m
0,18 m

En 2008, une petite peinture sur panneau est entrée dans les collections du musée national, grâce à la générosité d’une Amie du château de Pau : un portrait en buste de la reine Catherine de Médicis (1519-1589), épouse du roi de France, Henri II et mère des trois derniers rois Valois, François II, Charles IX et Henri III.

Cette œuvre est à rapprocher d'un type de portrait officiel de la reine dont on connaît de nombreux exemplaires dessinés par François Clouet, ainsi qu'une dizaine de versions peintes et des miniatures. Elle apparaît en vêtements de deuil, selon une iconographie presque figée et quasi-traditionnelle pour cette reine, devenue veuve à 40 ans, qui devait prendre en mains les destinées du royaume de France pendant les années terribles des guerres de Religion. Elle porte la coiffe de deuil - un chaperon rigide à bords arqués et pointe sur le front, recouvert par un long voile tombant dans le dos -, qui encadre son visage encore jeune, aux lèvres bien ourlées et aux yeux perçants. La fraise courte, d'une blancheur immaculée, tranche sur le noir profond du vêtement. Ce portrait en buste se détache sur un fond uni de couleur verte.

La peinture, qui devait être originellement de format carré, se distingue par une grande qualité d’exécution, mise en évidence par une restauration longue, méticuleuse et délicate, qui a redonné à cette œuvre un aspect qu’elle avait perdu au fil du temps. Initialement considérée comme une version un peu tardive, du début du XVIIe siècle, elle peut aujourd'hui être replacée dans un contexte d’exécution proche de la fin de la vie de François Clouet.

Lorsque le portrait de Catherine de Médicis a intégré les collections du musée, il a été confié à des restaurateurs spécialisés. La présence d’une fente dans le panneau de chêne faisait craindre pour la pérennité de l'œuvre. Un vernis jauni ainsi que d’importants repeints en gênaient la lecture. La restauration a été menée par Françoise et Christian Morin, restaurateurs de peinture à Bergerac. Leur étude attentive a permis de constater qu'il n'y avait pas de risque important pour la conservation : la fente du panneau, ancienne, était stabilisée. La restauration a donc essentiellement eu pour but d’améliorer l’aspect esthétique de l’œuvre, en éliminant les anciennes restaurations qui l'avaient dénaturée. Après nettoyage minutieux et allégement des vernis, les carnations ont retrouvé leur éclat, les traits du visage se sont affinés; le fond vert comme les vêtements noirs ont gagné en profondeur et en velouté.