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Acquisition 2012

Une Procession de la Ligue du début du XVIIe siècle

Acquisition 2012

Acquisition 2012

La Procession de la Ligue
Publié le 30 Mai 2014
Récente acquisition du musée. La scène représente l’une des dernières processions organisées à Paris, le 4 février 1593, par la Ligue, union des catholiques les plus intransigeants. La Sainte Ligue s’est formée au plus fort des guerres de religion et en 1589, elle n’accepte pas l’accession au trône de France d’un protestant, Henri IV. Elle le combat comme elle a combattu son prédécesseur, Henri III, accusé d’une trop grande tolérance religieuse et qui a fait assassiner l’un de ses chefs, le duc de Guise. Dans Paris, ville capitale qui se refuse à son nouveau roi, les spectaculaires processions de religieux en armes sont un moyen de faire régner la terreur sur la population et de montrer la détermination des ultra-catholiques.

Le musée national du château de Pau a fait tout récemment l’acquisition d’une peinture du début du XVIIe siècle.

La scène représente l’une des dernières processions organisées à Paris, le 4 février 1593, par la Ligue, union des catholiques les plus intransigeants. La Sainte Ligue s’est formée au plus fort des guerres de religion et en 1589, elle n’accepte pas l’accession au trône de France d’un protestant, Henri IV. Elle le combat comme elle a combattu son prédécesseur, Henri III, accusé d’une trop grande tolérance religieuse et qui a fait assassiner l’un de ses chefs, le duc de Guise. Dans Paris, ville capitale qui se refuse à son nouveau roi, les spectaculaires processions de religieux en armes sont un moyen de faire régner la terreur sur la population et de montrer la détermination des ultra-catholiques.

Le thème de la procession de la Ligue est habilement exploité par la propagande hostile à la Ligue parisienne. Popularisé par les poètes de la Satyre Ménippée (1593), ce thème nourrit aussi toute une famille de peintures dont la paternité est initialement attribuée à François Bunel (vers 1552-vers 1599), artiste fidèle à Henri de Navarre dès ses commencements politiques.

Dans cet ensemble peint dont les principaux éléments se trouvent aux musées de Rouen (collection Baderou), Bourges, Valenciennes, au château de Versailles ou encore à Bâle, l'œuvre récemment acquise se signale par sa qualité soignée, le maniement judicieux des couleurs, des affinités vivantes avec l'inspiration théâtrale.

Cette acquisition enrichit la collection de peintures du musée national du château de Pau et se justifie à la fois par sa valeur historique et son intérêt dans la connaissance de certaines tendances de la peinture des alentours de 1600.